Ale Montañez © 2016 Peintre expressionniste Tenerife, Îles Canaries, Espagne, Planète Terre.

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EAU

Douleur

Douleur

Mesure: 230 x 140 cm.

Technique: acrylique sur toile.

Je peignis ce tableau pour y exprimer toute la douleur que je ressentis en ces mois. Je savais qu’il serait noir, mais je n’aurais jamais imaginé que je souffrirais autant lors de son élaboration avant de pouvoir y apposer ma signature.

Les mêmes sensations que je sentis alors, et que j'avais oubliées, sont revenues. Cela a été comme retomber au fond d'un gouffre alors qu’on voyait la lumière. Des larmes et un nœud à l’estomac m’ont à nouveau amené à ne pouvoir presque plus rien avaler.

Je le commençai début avril mais j’aurais dû le faire en janvier et février lorsque la souffrance battait son plein. Je ne pus le faire alors car, comme je l’exprime dans l’œuvre, je restai d’un point de vue psychologique sans mains ni jambes. Immobile.

La couleur noire qui imprègne l’ensemble symbolise l’absence de clarté pour me relever et comprendre la situation dans laquelle je me trouvais.

Des larmes noires coulent parce que mes yeux ne voyaient pas ce que je voulais voir et ne pouvaient rien voir d’autre. À la place de l’estomac, un autre trou noir symbolise les plaies dans les émotions, qui pénètrent jusqu'au fond et détruisent tout sur leur passage : mes croyances, mes rêves, mon vécu et même l’innocence qui fut aussi happée.

Il manque des roses que je ne pus peindre mais je sais qu’elles sont là. Je le regarde et je les vois.

La lune a la forme de Pac-Man et symbolise les détours que je donnais pour arriver au même endroit : à l’acceptation de la réalité.

Les mains de couleur me parlent des choses bonnes que j’ai vécues durant cette période de douleur et du processus d’apprentissage qui m’a accompagné dans cette étape. Elles symbolisent que je la ressentis, je la vécus, je la transmutai et que je peux continuer de l'avant sans rancune, l'âme renouvelée et désireux de vivre ce que la vie m'apportera. 

Ce tableau paralysa mon rythme de travail. À chaque fois que je pénétrai dans le studio, mes mains se dirigeaient vers la peinture noire et je devais en sortir au bout de deux minutes. Il me semblait que je devais affronter un démon qui me paralysait et me laissait scotché dans mon lit. Au bout de quatre ou cinq jours, je revenais à la charge, mais il me battait à nouveau. Et ainsi de suite pendant un mois.

Aujourd’hui, je l’ai battu (28 avril 2013) et je pus le signer et en parler.

Je me sens bien car cette douleur est sortie de moi et ne s’approprie plus mon studio. Je n’aurai plus à l’y voir et je sais que la COULEUR reviendra dans mes œuvres.

Les dragonniers empoisonnés

Les dragonniers empoisonnés

Medidas: 100 x 72 cm.

Mesure: 100 x 72 cm.

Technique: acrylique sur toile.

À chaque fois que je la regarde, elle évoque en moi la force d’attraction de deux énergies analogues. Il n'y a rien tout autour, mais entre eux il existe une force suffisante pour les alimenter. On dirait même qu’ils volent...

Je peignis cette œuvre de nuit. Je mis du temps à préciser l’idée, mais une fois cernée, je la terminai rapidement.

Je n’oublierai jamais l’expression de la personne qui la découvrit pour la première fois. Elle s’était assoupie sur le canapé de mon studio tandis que je peignais. À chaque fois que je regarde cette œuvre, il me vient à l'esprit son expression d'étonnement lorsqu’elle ouvrit les yeux et aperçut la toile. Son regard pétillait d’émotion et exprimait toute la force et la passion que je retrouve dans ces dragonniers.

Ce fut un moment unique et inoubliable !

 

« Cet amour qui coule dans mes veines

chaque soir me dévoile dans cette immense solitude

que cet amour est toxique et m'EMPOISONNE

et me noie dans ce chagrin de cet amour malgré moi... »

 

Voici quelques paroles d’une de mes chansons d’amour préférées, qui donne des papillons dans le ventre quand on l’entend. Et lorsque c’est Olga Tañón qui la chante, je peux même sentir ces papillons s’envoler !!

http://youtu.be/xulLGRM15Q8

http://www.alejandromontanez.com/zenoescalera   http://www.alejandromontanez.com/la-llave-del-corazon

 

Pikolo popotito

Pikolo popotito

Medidas: 95 x 78 cm.

Mesures: 95 x 78 cm.

Technique : acrylique sur toile.

AUTOBIOGRAPHIE (Gabriel Celaya)

« Ne prends pas la cuillère avec la main gauche.

Ne mets pas les coudes sur la table.

Plie correctement ta serviette.

Et ce n’est que le début.

 

Calculez la racine carrée de trois mille trois cent treize.

Où se trouve Tanganyika ? En quelle année Cervantès est-il né ?

Je vous colle un zéro de conduite si vous continuez à bavarder.

Et on continue.

 

On ne saurait admettre qu’un ingénieur fasse des rimes.

La culture est accessoire et les affaires sont les affaires.

Si tu restes avec cette fille, tu ne seras plus le bienvenu.

Ça, c’est la vie.

 

Ne sois pas fou. Sois poli. Sois sage.

Ne bois pas. Ne fume pas. Ne tousse pas. Ne respire pas.

Non, ne respire pas ! Dis non à tous ces « non »

Et se reposer : Mourir »

Ce fut ma première peinture acrylique. Il en ressort ce petit être qui évoque une sensation de solitude dans un monde qui lui semble étranger.

Le titre est écrit en italien, à ma manière, en hommage à Francesco Ferlisi et à son épouse Michela, pour lesquels j’ai beaucoup d’estime.

Ils furent les premiers à voir mes peintures et à m’encourager à continuer à peindre.

Je n’oublierai jamais l’expression de Franchesco lorsqu’il vit le tableau pour la première fois et un frisson parcourut son corps. Jusqu’à ce jour, seuls mes proches avaient vu mes œuvres ; qu'un grand artiste soit ému par mon travail est pour moi un grand cadeau de la vie.

 Je vous invite à visiter son site et à admirer ses peintures, son savoir-faire et la pureté de son œuvre, qui est pour moi source d'équilibre.

http://www.francescoferlisi.it/